Biographie

Didier Burgaud

Né en 1959, Didier Burgaud a été formé très jeune à l’école de la clarinette classique dans la classe de Gilles Honorat, où il acquiert pureté du son et technique. Il commence à jouer à 17 ans avec des copains de lycée, pour progressivement se frotter à des orchestres professionnels et à participer aux évènements de la scène du jazz traditionnel.

Il crée son premier orchestre en 1978 et à partir de cette période, Didier a l’occasion de jouer avec des musiciens d’univers très différents tels que Marc et Stan Laferrière, Alain Bouchet, Joe Turner, Benny Waters, Jerry Mulligan, Sam Woodyard, Claude Tissendier, Patrick Artero, Nicolas Montier, Laurent Mignard,...

Son style de clarinette fluide n’est pas sans rappeler celui d’Hubert Rostaing, Bob Wilber ou Buddy de Franco. Tout en continuant à approfondir son instrument dans le répertoire swing, il se familiarise avec le répertoire de Django Rheinhardt en écoutant les enregistrements que le grand guitariste manouche a réalisés avec le clarinettiste Hubert Rostaing. Il travaille en parallèle le saxophone alto puis ténor, ce qui lui permet d’élargir son répertoire et de savourer le plaisir du travail de pupitre dans plusieurs big bands. Il occupe notamment le poste de premier alto chez les Royal Tencopators – grand orchestre de style années 30 – de 1982 à 1989.

Saxophoniste plein de tendresse et de générosité, sa chaude sonorité fait penser aux grands maîtres du genre. Très influencé par Coleman Hawkins au départ, il revendique aussi l’influence de Stan Getz ou Zoot Sims. Il ne dédaigne pas également de temps en temps chanter quelques standards. Il dirige un quartet swing, un quartet de jazz manouche et se produit régulièrement comme soliste invité dans des formations de jazz classique.